Le manque d’interopérabilité entre les équipes de santé familiale (ESF) et les cabinets de soins primaires avec lesquels elles collaborent constitue l’un des principaux obstacles à la prestation de soins coordonnés et en équipe en Ontario, en particulier dans la région de la Huron Perth Healthcare Alliance (HPHA). L’ESF de Stratford effectue actuellement la transition du dossier TELUS Collaborative Health Record (CHR) vers QHR Accuro, tandis que ses cabinets de soins primaires partenaires continuent d’utiliser CHR. Il en résulte deux plateformes de dossier médical électronique (DME) qui ne partagent pas directement l’information. L’absence d’un mécanisme structuré permettant d’échanger les notes cliniques, les plans de soins, les mises à jour de la médication et les résultats d’examens diagnostiques entre ces plateformes peut entraîner des renseignements incomplets ou tardifs au point de service, des examens en double et un fardeau administratif accru, surtout pour les patients atteints de maladies complexes ou chroniques qui dépendent de services coordonnés offerts en équipe. L’ESF de Stratford recherche une solution technologique qui offre aux cliniciens des deux systèmes de DME un accès fluide, sécurisé et rapide à l’information sur les patients.
Le Réseau de Santé CAN publie cet Appel à l'Innovation pour rechercher des entreprises canadiennes qualifiées pouvant répondre aux résultats souhaités suivants. L’établissement de soins de santé et le Réseau de Santé CAN se réservent le droit de ne pas poursuivre ce projet à leur entière discrétion, en particulier s'il n'y a pas d'entreprises canadiennes qualifiées pouvant raisonnablement atteindre les résultats souhaités.
Pour être admissible à un projet du Réseau de santé CAN, l’entreprise doit satisfaire à TOUS les critères suivants :
- Siège social au Canada (des critères supplémentaires s'appliquent pour les entreprises dont le siège social n'est pas au Canada)
- Propriété majoritaire de l'entreprise et de la solution par des Canadiens
- Solution à un niveau de maturité technologique (TRL) >7, indiquant une technologie réelle complétée et qualifiée par des tests et des démonstrations
- Toutes les données et les modèles d'IA (le cas échéant) doivent être hébergés au Canada et se conformer à toutes les réglementations canadiennes en matière de confidentialité
- Posséder toutes les approbations réglementaires nécessaires pour la commercialisation, incluant l'approbation de Santé Canada, si nécessaire
- Completion of all required clinical validity/utility studies
- Pas besoin de changements de politique pour adopter et implémenter la solution
- Fortes références dans le système de santé canadien
- CAN Health requires a Project Facilitation Agreement that includes a facilitation fee that varies based on the scope of the project
- Conclusion d'une Entente de facilitation du projet avec le Réseau de Santé CAN, dont les frais varient selon la portée du projet.
Si l'entreprise n'a pas son siège social au Canada ou si la solution n'est pas majoritairement détenue par des Canadiens, des critères supplémentaires s'appliquent :
- Autonomie indépendante sur les opérations commerciales et le développement de produits (pour les filiales, les affiliés ou les distributeurs)
- Potentiel élevé de création d'emplois au Canada, en particulier dans les postes exécutifs et de haute direction
- Engagement d’investir plus de 70 % de la valeur contractuelle au Canada.
Lors du processus de sélection des entreprises, la préférence est donnée aux entreprises/solutions entièrement détenues par des Canadiens, suivies par celles majoritairement détenues par des Canadiens, et enfin les entreprises internationales ayant une présence significative et un impact économique au Canada.
Pour obtenir plus de renseignements sur le processus d’appel à l’innovation et les projets de commercialisation financés par le Réseau de santé CAN, veuillez consulter la page FAQ du site Web du Réseau de santé CAN : https://canhealthnetwork.ca/faq/
Énoncé du problème:
L’ESF de Stratford et ses cabinets de soins primaires partenaires utilisent des plateformes de DME différentes, soit QHR Accuro et TELUS CHR, ce qui limite l’échange rapide et structuré de l’information sur les patients, notamment les notes cliniques, les plans de soins, les mises à jour de la médication et les résultats d’examens diagnostiques. Cet environnement numérique fragmenté accroît le risque de renseignements incomplets ou tardifs au point de service, d’examens en double et de décisions thérapeutiques sous-optimales, en plus d’alourdir la saisie manuelle de données et le fardeau administratif du personnel. Le besoin d’une solution devient plus pressant à mesure que l’ESF de Stratford élargit son rôle de pôle régional pour des services comme la réadaptation cardiaque, les soins aux patients non rattachés et un carrefour de santé des femmes en cours de développement, un modèle qui s’inscrit dans l’approche provinciale des « Neighbourhood Health Homes » et qui devrait se répandre en Ontario. Relever ce défi est essentiel pour offrir des soins sécuritaires, coordonnés et de grande qualité, quelle que soit la plateforme de DME utilisée par le prestataire.
Objectifs:
Cette initiative vise à permettre un échange de données sécurisé, en temps quasi réel, entre l’ESF de Stratford et ses partenaires de soins primaires, quelle que soit la plateforme de DME utilisée, afin que les équipes de soins aient accès à des renseignements exacts et à jour sur les patients au point de service. Les objectifs sont les suivants :
- Concevoir et mettre en œuvre une plateforme permettant l’échange structuré d’information clinique entre les systèmes de DME TELUS CHR et QHR Accuro.
- Améliorer le processus d’orientation, la coordination des soins et la prise de décisions cliniques en veillant à ce que les prestataires de l’équipe de santé familiale et des cabinets de soins primaires partenaires aient accès en temps opportun à l’information complète sur les patients.
- Réduire les solutions de contournement manuelles et le fardeau administratif, comme la double saisie de données et la répétition d’examens diagnostiques, associés à la fragmentation des systèmes de DME.
Résultats Essentiels (Obligatoires) :
- S’appuyer sur une stratégie de partage des données validée qui définit les exigences d’interopérabilité, les flux de travail cliniques et les normes nécessaires à un échange d’information sécurisé et utilisable entre l’ESF de Stratford et ses partenaires de soins primaires.
- Permettre un échange de données en temps quasi réel entre les systèmes TELUS CHR et QHR Accuro, intégré aux flux de travail existants des deux solutions de DME.
- Démontrer des améliorations mesurables de l’efficacité des flux de travail cliniques, de l’exactitude des données, de la communication entre prestataires et de la coordination des soins, notamment par une réduction des processus manuels et un meilleur accès à l’information complète sur les patients.
- Produire des données probantes à l’appui d’une décision d’approvisionnement, y compris des gains de temps quantifiés, des améliorations de la qualité, une meilleure prise en charge des patients et un modèle pouvant être étendu à d’autres organisations de santé confrontées à une fragmentation semblable des DME.
Les systèmes de dossiers médicaux électroniques (DME) fragmentés et l’interopérabilité limitée entre les prestataires de soins constituent un obstacle persistant à la prestation de soins coordonnés et en équipe. Au sein de la Huron Perth Healthcare Alliance (HPHA), l’ESF de Stratford effectue la transition du système TELUS Collaborative Health Record (CHR) vers QHR Accuro, tandis que ses cabinets de soins primaires partenaires continuent d’utiliser CHR. Cette divergence crée un environnement numérique fragmenté dans lequel les notes cliniques, les plans de soins, les mises à jour de la médication et les résultats d’examens diagnostiques ne peuvent pas être échangés directement entre les systèmes. L’ESF de Stratford joue aussi un rôle croissant de pôle régional, notamment grâce à des partenariats avec les soins de courte durée et à des services comme la réadaptation cardiaque, les soins aux patients non rattachés et un carrefour de santé des femmes en cours de développement, un modèle qui s’inscrit dans l’approche provinciale des « Neighbourhood Health Homes » et qui devrait se répandre en Ontario.
Il ne s’agit pas d’un défi isolé. La fragmentation des systèmes de DME et l’interopérabilité limitée constituent un problème systémique dans les systèmes de santé au Canada et ailleurs dans le monde. Au Canada, on estime qu’une meilleure interopérabilité permettrait de réaliser des économies annuelles d’environ 4 milliards de dollars canadiens, soit environ 1,6 % des dépenses totales de santé (Saberi et al., 2025). À l’échelle mondiale, seul un petit nombre de territoires, comme l’Estonie, ont atteint une interopérabilité quasi universelle, ce qui montre que la plupart des systèmes de santé, y compris celui du Canada, peinent encore à échanger efficacement les données (Black Book Research, 2025).
Cet écart persiste parce que l’adoption des DME s’est souvent faite de façon indépendante, à l’échelle des fournisseurs, des organisations ou des régions, ce qui a créé des silos de données, même là où l’infrastructure de santé numérique est par ailleurs avancée. Le problème découle donc de la conception des systèmes, des processus d’approvisionnement et des écosystèmes de fournisseurs, et non d’un manque de technologie. Dans le cas de la HPHA, deux organisations cliniquement liées utilisent en fin de compte deux plateformes de DME différentes, sans mécanisme structuré pour échanger l’information sur les patients.
Les systèmes de dossiers médicaux électroniques (DME) fragmentés et l’interopérabilité limitée entre les prestataires de soins constituent un obstacle persistant à la prestation de soins coordonnés et en équipe. Au sein de la Huron Perth Healthcare Alliance (HPHA), l’ESF de Stratford effectue la transition du système TELUS Collaborative Health Record (CHR) vers QHR Accuro, tandis que ses cabinets de soins primaires partenaires continuent d’utiliser CHR. Cette divergence crée un environnement numérique fragmenté dans lequel les notes cliniques, les plans de soins, les mises à jour de la médication et les résultats d’examens diagnostiques ne peuvent pas être échangés directement entre les systèmes. L’ESF de Stratford joue aussi un rôle croissant de pôle régional, notamment grâce à des partenariats avec les soins de courte durée et à des services comme la réadaptation cardiaque, les soins aux patients non rattachés et un carrefour de santé des femmes en cours de développement, un modèle qui s’inscrit dans l’approche provinciale des « Neighbourhood Health Homes » et qui devrait se répandre en Ontario. Il ne s’agit pas d’un défi isolé. La fragmentation des systèmes de DME et l’interopérabilité limitée constituent un problème systémique dans les systèmes de santé au Canada et ailleurs dans le monde. Au Canada, on estime qu’une meilleure interopérabilité permettrait de réaliser des économies annuelles d’environ 4 milliards de dollars canadiens, soit environ 1,6 % des dépenses totales de santé (Saberi et al., 2025). À l’échelle mondiale, seul un petit nombre de territoires, comme l’Estonie, ont atteint une interopérabilité quasi universelle, ce qui montre que la plupart des systèmes de santé, y compris celui du Canada, peinent encore à échanger efficacement les données (Black Book Research, 2025). Cet écart persiste parce que l’adoption des DME s’est souvent faite de façon indépendante, à l’échelle des fournisseurs, des organisations ou des régions, ce qui a créé des silos de données, même là où l’infrastructure de santé numérique est par ailleurs avancée. Le problème découle donc de la conception des systèmes, des processus d’approvisionnement et des écosystèmes de fournisseurs, et non d’un manque de technologie. Dans le cas de la HPHA, deux organisations cliniquement liées utilisent en fin de compte deux plateformes de DME différentes, sans mécanisme structuré pour échanger l’information sur les patients. Si rien n’est fait, cet écart continuera de nuire à la prise de décisions cliniques, à la continuité des soins et à l’efficacité opérationnelle pour les patients qui passent de l’ESF de Stratford à ses partenaires de soins primaires, et inversement, en particulier ceux atteints de maladies complexes ou chroniques qui dépendent de soins coordonnés en équipe. Le résoudre constitue une étape fondamentale vers la prestation de soins intégrés et axés sur les données que la HPHA, comme les systèmes de santé de l’ensemble de l’Ontario, est de plus en plus appelée à offrir.

